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La semaine est terminée



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Diamants sur Canapé (Beakfast at Tiffany's)
de Blake Edwards (1961)
Audrey Hepburn + Blake Edwards = chef d'oeuvre de sensibilité et d'humour ! Une fête d'anthologie (prémice de "The party"), la musique de Mancini (notamment pendant la belle scène des "première fois", image 1), la fragilité d'Audrey (finalement pas loin d'une Sabrina un peu plus âgée, indices), tout est juste et touchant...
Bill Douglas


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Les Hommes le Dimanche (Menschen am Sonntag)
de Curt Siodmak, Robert Siodmak, Edgar G. Ulmer, Fred Zinnemann (1930)
En 1930, une bande de jeune cinéastes décide de faire un film ensemble ; parmi eux : Robert et Kurt Siodmak, Edgar G. Ulmer, Fred Zinnemann, Billy Wilder, Eugen Schüfftan... Ils tournent les week-end de nombreuses images documentaires mais aussi des séquences de fiction avec des acteurs et actrices non professionelles. Le film montre avec naturel des choses simples : deux jeunes hommes, deux jeunes filles, une rencontre d'un week-end, la tendresse, la jalousie, des allemands qui passent leur dimanche au bord de l'eau... mais il s'en dégage un agréable parfum libertaire (et libertin) et surtout une sensualité renversante ! [Bill : c'est surtout ça qui l'intéresse le Stalker - cf. la 1ère image de la "Grande Bouffe" - Stalker : c'est pas faux... ;-P] (dispo en z2 uk, rares cartons sous-titrés en anglais)
Stalker


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Mon voisin Totoro (Tonari no Totoro)
de Hayao Miyazaki (1988)
Chef d'oeuvre de plus dans la filmographie de Miyazaki, Mon voisin Totoro est peut-être son oeuvre la plus directement attachante. Le Totoro (qu'on entend grogner dans l'extrait sonore) est d'ailleurs devenu l'emblème du studio Ghibli. En indices, une image du générique puis le délirant Chatbus derrière les deux petites héroïnes. [NdStalker : Je plussoie ! Un pur concentré de bonheur...]
Arnold J. Rimmer


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La petite boutique des horreurs (Little Shop of Horrors)
de Frank Oz (1986)
Seymour (Rick Moranis) est un petit fleuriste minable amoureux de sa collègue Audrey et exploité par son patron. Alors que ce dernier décide de mettre la clé sous la porte, faute de clients, la présence en vitrine d'une nouvelle plante va relancer les affaires et faire de Seymour la coqueluche des médias. Mais cette plante (baptisée Audrey 2) va se réveler gourmande... en sang humain. Les chansons sont parfois inégales mais c'est un vrai plaisir de voir et revoir cette comédie musicale sans prétention remake d'un Corman. En question, il fallait reconnaître -évidemment- l'ombre de Rick Moranis en train de découper le futur repas de sa plante. Dans l'indice 1 on retrouve une image de la vie fantasmée d'Audrey et en indice 2 le dentiste sadique interprété par Steve Martin qui peine à faire souffrir un patient masochiste (Bill Murray).
Arnold J. Rimmer


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Le Syndicat du crime (A Better Tomorrow)
de John Woo (1986)
Avec ce remake du film de Lung Kong : "Story of a discharged prisoner", John Woo a enfin l'occasion d'exprimer son talent pleinement en signant un film qui va influencer toute une génération de cinéastes. Quand on pense à John Woo on parle très souvent de The Killer ou Hard Boiled et un peu moins du "syndicat du crime" qui pourtant est un chef oeuvre en puissance et un film terriblement important dans l'histoire du cinéma contemporain. [La Trilogie bientôt disponible en DVD chez HK Video]
Ryo Saeba


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La Jetée
de Chris Marker (1962)
Chris Marker a toujours dit que le cinéma n'était pas une question de moyens, mais de talent et d'idées. La Jetée en est l'exemple éclatant. Un appareil photo, une caméra 35mm empruntée une heure pour tourner le seul plan animé (très fugace) du film, une voix off, un peu de musique... voilà qui suffit à réaliser La Jetée, photo-poème de 29 minutes. Un film unique dans l'histoire du cinéma. Et surtout un des plus beaux.
Stalker


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Mission (The Mission)
de Roland Joffé (1986)
Des paysages superbes et une photographie magnifique de Chris Menges pour laquelle le film remporta un oscar, un casting de rêve (Liam Neeson, Jeremy Irons, De Niro), une histoire touchante et humaniste, le tout porté par une partition du maître Morricone, il en fallait pas plus pour faire de The Mission, un chef d'oeuvre. A découvrir d'urgence si ce n'est pas déjà fait.
Ryo Saeba


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Nous nous sommes tant aimés (C'eravamo tanto amati)
de Ettore Scola (1974)
Trente ans d'histoire politique, sociale et culturelle italienne. Les espoirs et désillusions de toute une génération "qui voulait changer le monde et que le monde a changée", de la Résistance aux années 70. La mélancolie sourd de chaque plan (indice 1), de chaque hommage aux géants du cinéma italien (indice 2), mais Scola garde toujours la truculence et le glamour (Gassman sur la première image, que les plus sagaces auront reconnu ?) de la regrettée comédie italienne.
Bill Douglas


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Le Canardeur (Thunderbolt and Lightfoot)
de Michael Cimino (1974)
Thunderbolt (Clint Eastwood - de dos sur l'indice 2), vieux braqueur mutique tombe par hasard sur Lightfoot (Jeff Bridges, travesti sur l'indice 1), jeune flambeur à grande gueule... ils vont faire un bout de chemin ensemble et s'attacher l'un à l'autre. Leur route, filmée de main de maître par Cimino dans un coin paumé des USA, va croiser quelques personnages haut en couleurs, dont un redneck débile et des anciens partenaires de braquage pas beaucoup plus malins... le même genre de personnages que l'on verra plus tard dans certains film des Coen (Blood Simple, Fargo...). Voilà planté le décor d'un road-buddy-movie extrémement sympathique qui souffre un peu, dans la carrière de Cimino, de l'ombre des deux "monstres" que sont The Deer Hunter et Heaven's Gate.
Stalker


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La Chinoise
de Jean-Luc Godard (1967)
Grâce à Beaubourg, c'est quand même un peu l'année Godard. On ne pouvait pas rater l'occasion de prouver que Godard n'est pas (que ?) le pseudo-intello grincheux que certains décrivent. "La Chinoise" est un très bon exemple, film-charnière entre sa période "Karina" et sa période militante. Pas si dogmatique que ça (bon c'est vrai que la chanson de l'indice 2 reprend "le petit livre rouge" dans le texte !), le film joue beaucoup du second degré (diverses représentations de la guerre du Vietnam - image 1) et du contre-pied, avec le dialogue sur la révolution entre Anne Wiazemsky et Francis Jeanson (philosophe et "porteur de valise" du FLN)... Mais surtout (et contrairement à ce que peut laisser paraître ce ch'ti texte), il n'y a pas que du politique dans ce film. Finalement, c'est avant tout le meilleur film sur l'air du temps avant Mai 68, avec une liberté et une inventivité rarement vues (qu'on aimerait voir reparaître un de ces jours...).
Bill Douglas


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La Grande Bouffe
de Marco Ferreri (1973)
Qu'on l'ait vu ou pas, tout le monde a déjà entendu parler de La Grande Bouffe et en a quelques images en tête. C'est une belle récompense pour Marco Ferreri, le quatuor d'acteurs Tognazzi-Piccoli-Noiret-Mastroianni (indice 2) et Andréa Ferréol (indice 2 aussi) qui ont eu à subir un accueil plus qu'aggressif de la part du public cannois et d'une grande partie de la critique. Mais on ne retient souvent de La Grande Bouffe que son côté provocant et abject (moi ça m'a plutôt donné faim :-/) en oubliant l'essentiel : la tendresse du regard de Ferreri et la détresse qui se dégage des personnages. Première image : projection de photos de nues pendant le premier dîner. Indice 1 : Philippe Noiret mangeant deux bavarois en forme de seins (Andréa Ferréol au second plan).
Stalker


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Bloodsport - Tous les coups sont permis (Bloodsport)
de Newt Arnold (1988)
Et dire que la sortie de ce film n'a failli jamais voir le jour ... Heureusement que notre cher Jean Claude a passé ses nuits à remonter le film. Car il faut le dire, Bloodsport c'est 1h30 de pur plaisir à tous les niveaux, les grimaces de Van Damme, le grand écart entre 2 chaises, Jackson le poète et les pectoraux du grand Bolo aka Chong Li. Que ce soit pour une soirée bis entre amis ou alors pour un plaisir coupable un soir de solitude, Bloodsport est le film idéal pour mettre tout le monde d'accord. A voir en VF bien sûr ...
Ryo Saeba


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Le roman de Renard
de Wladyslaw et Irène et Starewicz (1930)
Chef-d'oeuvre de l'un des pionniers et maître du cinéma d'animation, qu'il mettra dix ans à achever, le roman de renard n'a pas à rougir face aux productions actuelles. La fluidité des mouvements, le rythme, l'ingéniosité et l'inventivité de la plupart des plans ne cessent d'étonner le spectateur actuel qui pourra suivre sans difficulté les roublardises de ce héros amoral qu'est Renard.
Groucho Marx


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Du silence et des ombres (To Kill a Mockingbird)
de Robert Mulligan (1962)
Film sur l'enfance sur fond de haine raciale et de misère sociale, "Du silence et des ombres" est l'un des fleurons du cinéma américains des années 60. L'interprétation y est de premier ordre, notamment celle des jeunes acteurs (indice 1). Gregory Peck est magistral dans le rôle d'Atticus, avocat et de père de famille idéal, chargé de défendre un ouvrier noir accusé de viol, et dont le playdoyer est le point d'orgue du film (indice 2). A noter, l'une des premières apparitions du jeune Robert Duvall, jouant ici un simple d'esprit qui essaiera de communiquer avec les jeunes héros du film (question).
Groucho Marx


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Love on delivery
de Lik-Chi Lee - Stephen Chow (1994)
Avec ce remake non officiel du manga Noritaka, Stephen Chow trouve là un matériel comique idéal pour exprimer tout son talent. Love on delivery est certainement le film le plus drôle de la carrière de Chow Sing Chi même si ce n'est pas le plus abouti (King of comedy).
Ryo Saeba


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Harvey
de Henry Koster (1950)
Jouissant d'une excellente réputation Outre-Atlantique, Harvey suscite des avis plus mitigés dans notre belle contrée. Certes, le film est lent, on a droit au minimum syndical de la part du réalisateur, et pourtant... Et poutant le film réussit à transporter le spectateur dans cette atmosphère naïve et bienveillante, principalement grâce James Stewart, portant quasiment à lui seul le film sur ses épaules par son interprétation de cet alcoolique affable qui s'est pris d'amitié pour un "pooka".
Groucho Marx


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Match Point
de Woody Allen (2005)
Ah, Scarlett ! Ce délicieux objet du désir (indices 1 et 2). Le genre de fille qui vous fait aimer la pluie... Woody Allen, avec ses 70 ans, capte tout le cynisme actuel : chercher la réussite pour la réussite mais sans trop savoir à quoi ça peut servir. Un gros problème cependant, le scénario manque quand même de crédibilité : comment peut-on ne pas choisir Scarlett ??? ;-) Tout ce qu'aurait mérité Rhys Meyers pour cette faute de goût inexcusable c'est que l'image 1 devienne un indice dans l'intrigue...
Bill Douglas


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Dogville
de Lars von Trier (2003)
L'iconoclaste et controversé Lars Von Trier n'en finit pas de jouer avec les codes du cinéma. Ici, il décide de réduire le décor de son film à sa forme la plus simple - entièrement tourné dans un hangar, les habitations à peine esquissés par un pan de mur, voire de simples lignes et indications sur le sol (indice 2) - et se concentre sur le jeu de ses acteurs dans cet oppressant huis clos - en tête l'éblouissante Nicole Kidman dont le personnage aura maille à partir avec les habitant de Dogville (question et indice 1). Au final, chaque spectateur qui aura réussi à passer cet aspect austère et cru (ainsi que la cruauté et le cynisme de ce comte), en ressortira avec une expérience unique.
Groucho Marx


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* Format probablement non respecté.
Version mpeg de l'extrait (4mo)
** Format probablement non respecté
*** Format probablement non respecté
Phase IV
de Saul Bass (1974)
Je place d'entrée de jeu ce qui est un de mes films préférés. Phase IV, seul et unique long métrage de Saul Bass, est un énorme chef d'oeuvre dans lequel deux scientifiques étudient des fourmis pendant 90 minutes (je suis le meilleur pour vendre les films). En question les premières images du film. Puis le laboratoire des deux scientifiques entouré d'insectiside jaune et enfin nos deux compères devant les constructions des fourmis.
Arnold J. Rimmer


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Qui veut la peau de Roger Rabbit? (Who Framed Roger Rabbit)
de Robert Zemeckis (1988)
Un de mes films préférés des années 80. Génial mélange d'animation et de film avec des acteurs vrais dedans, Roger Rabbit semble toucher par moment à la perfection (et pourtant c'est Zemeckis qui dirige). Entre comédie et film noir, les scènes d'anthologie s'accumulent jusqu'à un final... baaah heu anthologique aussi. Mais ce qui marque à vie quand on est petit, c'est le méchant juge incarné par le méconnaissable Christopher Lloyd et surtout la fameuse "trempette" (térébenthine, acétone, benzène, si vous voulez essayer chez vous (en 2e indice)) qui permet de tuer les toons. En question on retrouve un chauffeur de bus au chomage et en indice 1 un duel musical entre Daffy Duck et Donald. Indispensable!!
Arnold J. Rimmer